"Peu importe la couleur des yeux, ce qui compte c'est la couleur de l'âme. Je t'aime et jamais ça ne changera"Avait déclarée la jolie jeune fille de 17ans qui était tombée amoureuse d'un loup garou. Il avait enfoui son museau dans son coup et avait flairée sa magnifique odeur, mélange de douceur et de tendresse. Il n'avait pu lui répondre que par un grognement mais elle l'avait compri, évidemment. Les mots ne sont t'ils pas qu'un fardeau?
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_ Tu repense à ce crétin?
_ Ne l'appelle pas comme ça!
Sa meilleure amie, qui s'était changé en vieille mégère en un mois, remuait à l'aide d'une cuillère l'intèrieur d'un grand plat.
_ Pourquoi? Il t'as laissé seule sans rien te dire, même pas un au revoir ni même une lettre. De toutes façons tu étais trop bien pour lui. Un idiot sans éducation et sans aucun talent, rien qui ne le différenciait des autres. Il n'était d'ailleurs pas très beau. Tu sais je me suis toujours dis que ça finirait comme ça et que tu serait malheureuse. Tu devrais la prochaine fois te trouver un garçon gentil et bien élevé. Quelqu'un qui sera te comprendre et qui aura la lumière à plus d'étage.
Elle rit seule de sa métaphore et continua son monologue.
_ Je pourrais te présenter mon cousin, tant qu'à épouser un idiot, autant qu'il soit de ma famille. Tu sais que...
_ LA FERME!
Luce d'habitude si douce et poli s'était levée et avait menacée du doigt la ménagère.
_ Ne l'insulte jamais plus. JAMAIS! C'EST COMPRIS? Il est tellement différent, tellement plus beau et tellement plus intelligent que tous tes cousins. Il n'avait rien à voir avec les hommes de la ferme ni même du château. Il avait son caractère à lui et ne dépandait de personne.
Des larmes de fureur coulaient sur ses joues d'enfant :
_ Quand tu lui demande de raconter sa vie il est capable de tenir éternellement. Il a vécu tant de choses, toute sa vie mériterait d'être écrite et apprise à l'école. Ce n'est pas comme toi qui ne tiendrais pas deux phrases "J'ai nourris les poules et les cochons pendant ma jeunesse, me suis mariée avec l'agriculteur du coin et j'apprend à cuisiner. Evdemment je n'aurais jamais d'enfant et n'aurais jamais une vie en dehors de ma maison" Aucune personnalité, aucun sentiments dans ta misérable vie.
Sur ce, l'amoureuse se dirigea vers la porte et la claqua derrière elle de toutes ses forces.
Elle regarda la lune, la devisageant presque, comme si elle pouvait lire à travers elle. Une phrase hantait sa tête, une seule, qu'il avait prononcée avec des mots d'homme : "Tant que la lune brillera je continuerait de t'aimer". Et le soir où il l'avait abandonnée... il n'y avait pas eu de lune...
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Dans 10ans Luce réantendra son cri. Agée de 27ans, elle saura faire face à la nouvelle cicatrice du loup...
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